Après un beau Noël isolé non loin de Casa De Campo, nous avons continué à explorer la République Dominicaine et découvert qu’il devait être difficile de s’installer et de vivre dans cette île pour des français bien cartésiens et habitués aux respects des règles et engagements. Ainsi, la voiture réservée sur internet chez Europcar s’est avérée ‘introuvable’ lorsque nous nous sommes rendus au comptoir de location ! Pas de voiture de disponible mais un appartement réservé et payé à 400 km de la Marina ! L’aide de nos contacts ici, un peu d’optimiste et de la débrouillardise nous ont finalement permis de nous rendre à Cabarete (pour les non initiés : The spot de kyte Surf des Caraïbes) et d’avoir une "Jeepeta" pour 1O jours (bon, bien sûr, nous avons du faire notre deuil du siège BB, des rehausseurs enfants, d’un coffre qui ferme et de feux en état de marche..)
Notre road movie à travers la Rep Dom ne nous a pas vraiment surpris par rapport à nos expériences asiatiques (routes assez correctes malgré tout, mais peu de respect des régles de conduite). Ici la règle d'usage est, priorité aux plus gros et aux plus audacieux. Les motards sans casque transportent souvent femme et enfants. Les paysages sont superbes entre rizières et vaches broutant aux pieds des palmiers. Ce qui nous a vraiment marqué reste la prostitution de jour comme de nuit, tout au long des routes et rues (entre autre à Sosua où nous avions notre logement, les hôtels à Cabarete étant complets). Enfin, nous avons pu constater la présence d’armes à feux un peu partout .
La police est aussi présente, mais semble t’il plutôt pour recevoir quelques pesos au passage que pour assurer la sécurité des citoyens. Nous en avons fait les frais à notre arrivée à Sosua, après un voyage de presque 9h. Nous sommes arrivés de nuit, perdus dans cette ville, téléphonant au gérant pour le faire patienter et ayant demandé à des policiers notre chemin. Ceux-ci nous indiquent "recto!", nous nous engagons donc sans méfiance dans une rue lorsque qu’un policier nous arrête manu militari, nous demandant de nous garer et nous indiquant dans un anglais approximatif "mon ami, tu vas avoir un gros problème …" Nous étions dans une ‘Una Via’ et avec un seul phare… Aie, aie, la situation devenait compliquée ! Finalement un videur de boite de nuit à coté est venu à notre secours et en définitive, le policier nous a escorté jusqu’à la résidence … On lui alors donné 500 pesos (10 euros) une fortune pour quelqu’un dont le salaire est de 6000 pesos.
