Nous partons dimanche à 4h pour Bequia, la première des Iles des Grenadines. Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à St Vincent, Ile qui porte peut être mal sa réputation de ‘vols’ sur les bateaux de plaisance mais que nous décidons néanmoins d’éviter.
Les enfants dorment, la nuit est juste éclairée par un croissant de lune et une myriade d’étoiles, nous levons le mouillage. Le moment est excitant : c’est la première fois que nous naviguons de nuit ici. Pas de barques de pêcheurs, pas d’autres bateaux, nous n’avons que nos instruments pour nous diriger dans la nuit noire. Nous aimerions bien pouvoir naviguer aux étoiles, comme tout bon navigateur qui se respecte ! Peut être une nouvelle connaissance à acquérir !
Les enfants se réveillent vers 6h30 alors que nous abordons le canal entre Ste Lucie et St Vincent. 3 bateaux à moteurs semblent nous suivre alors que 2 autres sont devant nous ! Une petite (légère) inquiétude pointe (ne pouvons nous empêcher de penser à des pirates)
mais il s’agit d’un regroupement de pécheurs, au beau milieu du canal. Une demi-heure après cette rencontre, une des lignes mises par JL avant notre nous départ matinal se tend : pas de doute, il y a une prise ! L’excitation est à son comble sur l’Ann’Julie : notre premier repas de poisson frais se profile pour le soir ! C’est une bonite d’environ 45 cm au bout de la ligne, de quoi nourrir une famille affamée de 5 personnes. Nous l’imaginons déjà en sushis (ras le bol du thon en boite !). Jean-Louis la dépose doucement dans l’annexe. Il s’agit désormais de décrocher l’hameçon. JL tire la bonite pour l’emmener dans le cockpit et là, la bonite dans un dernier soubresaut se détache : et plouf dans l’eau ! C’est la consternation totale à bord de l’Ann’Julie !!! Bon, tans pis, ça sera jambon sous vide ce soir !
Nous mettrons 9h pour atteindre Bequia (because totale pétole sur la côte sous le vent de Saint Vincent). Les enfants se sont occupés sagement en écoutant de la musique, en regardant un film, en barrant de temps en temps (ils se débrouillent très bien), en jouant aux cartes. Castille a beaucoup dormi.
Nous allons profiter d’être à Bequia pour nous mettre à jour de nos mails, du blog, des exercices en ligne du CNED et d’effectuer des démarches moins sympas comme un gros nettoyage, les pleins d’eaux et de gasoil, la réparation du moteur bâbord, de derniers achats avant de commencer à descendre doucement le long de cet archipel d’Iles enchanteur, les Grenadines…La prochaine grande navigation ne sera pas avant 3 ou 4 semaines, de Grenade à Blanquilla. Nous nous sentons enfin de vrais sabbatiqueurs !!!!
Les enfants se servent du Kayak pour aller seuls à la plage, et snorkler : ils sont de plus en plus autonomes. Eve s’exerce à parler anglais, Lucien reste un peu timide mais ça ne saurait tarder ! Leur essai de pain a été un franc succès et très apprécié de tout l’équipage. Castille après 3 jours sans mettre le pied à terre, semblait presque redécouvrir la marche, jambes écartées sur le ponton ! Le CNED se passe tranquillement 2 à 3 heures par jour. Les évaluations 3 seront envoyées mi-novembre de Greanade.
Le plus compliqué pour le moment reste d’avoir de la connexion internet quotidienne afin de ne pas avoir trop de retard dans la lecture de notre courrier administratif, mails, blog et CNED en ligne. Il nous manque un peu de lecture (nous avons du mal avec les livres téléchargés sur l’IPAD). Nous attendons avec impatience une rencontre avec des français pour échanger nos livres papier. La gestion de l’eau, du froid , des batteries se fait de mieux en mieux. Nous n’avons pas encore pris le temps de vraiment « échanger » avec des habitants. Mais nous allons prendre ce temps qui nous fait partie de notre projet !