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    Arrivée Pays

     

    Pas facile de faire un dernier article quand la dernière étape se termine chez soi et que le but premier de ce blog a toujours été de rester en lien avec la famille, les amis, les écoles, bref, tous ceux qui à notre arrivée à Pantin nous ont fait la merveilleuse surprise de s'inviter chez nous au milieu des valises et cartons. Mais cet accueil nous convenait et nous a fait vraiment chaud au cœur.

    Voilà, au terme de ces 67 iles et ilots visités, nous avons retrouvé notre quotidien laissé il y a presque 210 jours.

    Nous sommes heureux d’arriver, de retrouver notre familles et nos proches, l'eau et l'électricité à volonté, la baguette au coin de la rue. Mais nous sommes aussi conscients de quitter une aventure que nous ne renouvellerons pas de sitôt et qui, malgré les difficultés passagères : les heures de veille la nuit à la vitesse d'un cheval au trot, les galères d'avitaillement dans certains pays, une astreinte quotidienne aux cours du CNED, nous a permis de rencontrer de nouvelles personnes, de découvrir des cultures différentes, de vivre d'une autre façon, et puis surtout se redécouvrir nous-même différemment dans un milieu très simple, plutôt rude, sans artifice, et qui fait appel aux qualités les plus essentielles de notre condition d’homme.

    La vrai découverte est que nous avons aimé ce mode de voyage. Faire de longues navigations, vivre dans la nature, découvrir de nouveaux territoires, rencontrer les habitants locaux et les voyageurs... simplement. Nous avons tellement aimé cette petite aventure que nous n'envisageons pas d'en rester là. Nous préparons donc un second voyage, plus tard (à terme 10 ans) plus long (3 ans minimum) avec notre propre bateau pour aller plus loin, peut être un grand tour... 

     

     Cette fois c’est le dernier article: nous avons eu du plaisir à écrire ces brèves en imaginant que vous aurez eu du plaisir à les lire.

    Arrivée Pays


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  • Les « retours pays » sont les colis envoyés via la Poste en métropole pour une somme raisonnable de 60 euros pour 30 kgs. Les bagages constituent un vrai casse-tête pour nous. En effet, les règles Air France ont changé au 1 er janvier. Nous sommes désormais autoriser à transporter chacun 23 kg au lieu des 2X23 kg auxquels nous avions droit mi-septembre… Résultat, il nous a fallu trier, jeter, donner, puis répartir les dernieres affaires restantes entre colis et valises. Finalement, nous allons faire venir Madinina Fret au Marin, afin que nos 150 kgs de surpoids partent en fret…

    Ces quelques jours sur le ponton de Punch Croisières nous ont permis de rencontrer toute la flotte en navigation longue durée de Punch Croisière. Tous les équipages (famille avec enfants) ont vécu pleinement leur année sabbatique, avec le même point commun, l’envie de rompre pour quelques mois avec le quotidien. Résultat, les enfants ont formé une joyeuse troupe, allant de bateau en bateau, faisant de longues partie de loup garous et de cache-cache, regardant quelques films, pendant que les adultes s’activaient. En fin d’après midi, tout le monde se réunissait sur un des bateaux pour un gouter ou apéro. Puis, les familles ont commencé à s’envoler et finalement, nous sommes les derniers à repartir …

    Retour Pays

    Nous sommes donc retournés à Sainte Anne afin de profiter encore quelques jours des baignades, du souffle du vent (au ponton, pas le moindre souffle d’air…), des joies de la plage. Puis il sera temps de revenir le 15 au Marin, finir le nettoyage, restituer notre Ann’Julie et s’envoler en fin d’après midi le 16 pour Paris. 

    C’est encore trop tôt pour faire un bilan de ces 10 mois de voyage…Néanmoins, nous avons la certitude d’avoir vécu notre rêve, la belle parenthèse souhaitée, de profiter de nous 5 ensemble. 

    Nous sommes heureux de rentrer, de retrouver famille, amis, maison, activités culturelles, école, travail. Et nous avons pleinement conscience que nous allons être happés immédiatement dans le tourbillon de la vie terrienne. Et au vue de tout ce qui nous attend à notre retour (visites des amis et de la famille, travaux, ré-emménagement de la maison, dossiers divers, projets…), nous n’avons pas encore été ‘atteint’ par le ‘come black blues’ !

     


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    Magnifique Dominique

     La boucle est bouclée, nos ballade et balade caribèennes vont bientôt se terminer. Nous voilà  de retour en Martinique après une belle semaine en Dominique, ultime étape haute en couleurs. 

     Cette île fut délaissée par Christophe Colomb la jugeant trop montagneuse, et fut décrétée longtemps "ile neutre" par les anglais et français, incapables de déloger les indiens Caraïbes (ou Caribes), farouchement attachés à leur indépendance. Cette île bordée par la Guadeloupe au Nord, la Martinique au Sud, est devenue indépendante de l’Angleterre depuis à peine 30 ans, et ne connait pas le même éssort touristique que ses voisines. Les plages sont rares et de sable noir. Les fonds descendent très rapidement. Il y a peu de mouillages et pas d’aéroport international donc peu de touristes. Néanmoins, nous invitons tous les amoureux de randonnées, d’aventures, de découvertes insolites et de photographies ou vidéos fortes en couleurs à y séjourner. 

     Cette ile nous a séduite… « Encore ! ». Et oui, depuis le début de notre aventure, nous avons souvent été séduit par nos mouillages, surtout lorsqu’ils étaient en dehors des sentiers touristiques. Certainement le sentiment d'être privilégié et d'avoir trouvé un site "vierge" et que nous avions fait le bon choix à travers l'immense champs de liberté que constitue notre aventure. Nous avons souvent vécu les iles par leur littoral, leurs plages, leurs populations en bordure de mer, hormis la Martinique, Grenade, La Rep Dom et Cuba où nous avions pris le temps de parcourir l'intérieur en voiture. La Dominique ne se dévoile que par son cœur et nous sommes à nouveau tombés sous le charme.

    Magnifique Dominique

     Nous avons donc décidé d’y passer du temps. Ann’Julie s’est arrêté à Batalie Beach, sur un corps mort appartenant à un hôtel-restaurant, le Sunset, tenu par un couple de belges.  Marcella et Roger sont aux petits oignons pour les plaisanciers (piscine gratuite, service de blanchisserie, location de voiture, gardiennage du bateau, wifi très haut débit gratuit, sans oublier une délicieuse restauration …). Nous avons donc pu louer une voiture quelques jours et parcourir de long en large la Dominique pour y découvrir ses sources d’eaux chaudes dorés et sulfureuses, des sentiers de randonnées sous une cathédrale de végétation tropicale, des cascades magnifiques couleurs vert émeraude (plus de 365 rivières parcourent l'ile), la réserve des indiens Caribes (il en reste environ 3000, très reconnaissables avec un teint et des yeux presque asiatiques), des fruits par foison (la Dominique est appelé le verger de la Guadeloupe et de la Martinique), des maisons aux teintes incroyables, et finir par des bains dansdes bulles de champagne : nombreuses bulles sortant des fonds sous marins venant nous chatouiller le corps, bordée par un beau récif pour le snorkling. Ici, encore plus qu’ailleurs, nous avons toujours été salués par un geste amical, des sourires pour répondre à nos questions, et ces échanges ont été énormément facilités par le patois local, teintés de créole français et anglais. 

    Magnifique Dominique Magnifique Dominique

     oui, nous reviendrons en Dominique, avec de bonnes chaussures de marche, une bonne préparation physique, des tentes, et sacs à dos, afin d’explorer encore plus en profondeur cette ile incroyable. 

    Magnifique Dominique

     Plus de photos sur le lien La Dominique


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  • Marie Galante est une belle galette au sud-est de la Guadeloupe. Nous y avions jeté l’ancre, il y a 12 ans lors de notre toute première location de monocoque, seule avec JL. Surprise : l’île et ses habitants sont restés aussi chaleureux, simples et accueillants. Le programme de nos visites a été bien chargé entre baignades sur la belle plage d’Anse Canot, une belle randonée pedestre de 4h nous permettant entre autre de ramasser presque 10 kg de mangues sauvages, la visite de la fameuse distillerie du Père Labat avec l’achat de quelques litres du précieux breuvage, la balade en voiture de location dans toute l’ile. Nous y avons croisé Wahoo, le catamaran parti 15 jours avant nous de Martinique et que nous avons suivi à travers leur blog sans jamais arriver à les rattraper. Malheureusement nous n’avons pu échanger que durant le croisement de nos deux bateaux : nous arrivions à Port Louis, ils en repartaient pour Basse Terre en Guadeloupe….

    Marie Galante et Les Saintes

    Nous partons ensuite pour les Saintes, un archipel de 7 îles qui comme sa voisinel, n’a pas changé. Un tourisme responsable, sans gros complexes immobiliers, des petites maisons colorées aux toits rouges, des rues et routes empruntées par des scooters, ou vélos et voiturettes électriques. La vie y semble tellement authentique, sereine, simple, que nous retombons sous le charme comme il y a 12 ans. La baie est une des plus belle du monde, et nous l’avons d’autant plus savourée que nous n’étions qu’une dizaine de bateau pendant notre séjour. 

    Marie Galante et Les Saintes

     

    Entre les différentes visites, nous avons pu intercaler des baignades, des séances de stretching sous la houlette de Mamie Granny, des parties de scrabble endiablées. Mamie est repartie mardi 25 au matin, par le Ferry la remmenant à 3 Rivières. De notre côté, nous avons juste changé de bouées pour l’ilet Cabri où les enfants ont explorés les ruines de l’ancien fort Joséphine armés de leurs chaussures de rando et des Takis Walki pour rester en contact. L'ile porte bien son nom. Elle n'est habitée que par une colonie de cabris sauvages, des couleuvres, scorpions (!) et rats. Malgré cet endroit quelque peu hostile, un potier s'est installé dans une ancienne ruine. Il a accueilli les enfants pour une séance de modelage en terre cuite sur un tour manuel et produite dans 'son ile'. 

    A leur retour, les 2 dauphins de la Baie des Saintes étaient à côté de l’Ann’Julie. Chaque rencontre avec les dauphins reste magique mais là, ce fut le bonheur absolu : JL et les grands ont pu nager à côté d’eux et les voir sous l’eau ! vidéo

    Marie Galante et Les Saintes

     

    Plus de photos sur le lien Rando, rhumerie et poterie 

     


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      Décidement, nous n’en finissons pas de redécouvrir des lieux qui, il y a quelques années, ne nous avaient pas laissé un excellent souvenir. Nous abordions donc La Guadeloupe, plus particulièrement Point à Pitre, dans cet esprit, avec une certaine appréhension.

      Après avoir été si agréablement surpris par St Martin, nous nous préparions à vivre une nouvelle surprise à la Marina de Point à Pitre (Marina du Bas du Fort). Et ce fut le cas. Cette marina est trés bien située au milieu des commerces, nombreux restos, et schipchandlers très bien achalandés. Le personnel est aux petits soins, les commerçants souriants et cette Marina est bon marché (en compararaison avec les 12 marinas fréquentées lors de ces 9 mois de navigation)

      Il faut dire qu'en arrivant de Barbuda, nous avons immédiatement été accueilli par les sauts acrobatiques d’un dauphin. Etonnant! On se serait cru à Marineland. Puis, c’est Jean-Marc, de la capitainerie, aidé de deux plaisanciers à quai qui sont venus spontanément nous tourner les haussieres. Et, en moins de 24h sur ce bientôt fameux quai N°6, nous avions fait connaissance de la moitiée des 20 bateaux et de leurs équipages : famille avec enfants, parents en solo avec leurs loulous quittés par des conjoints n’ayant pas supportés la vie à bord, couple de retraités vivant sur leur bateau, famille en année sabbatique… Un petit condensé de ce que propose le milieu de la plaisance de grande croisiére.

    Quai N°6  Quai N°6  Quai N°6

      Ici, encore plus qu’ailleurs, nous avons à nouveau constaté avec joie que les relations, la communication entre "voileux" se faisaient simplement et naturellement. Un bonjour amical, un sourire, et la conversation est tout de suite engagée. Les petits services se rendent alors spontanément. Les enfants viennent jouer à bord. Les dons de livres, de vêtements, de nourriture pour ceux qui quittent leur bateau, conseils… tout ça se termine souvent autour d'un verre dans le cockpit d'un catamaran.

    Quai N°6  Quai N°6  Quai N°6

    Quai N°6  Quai N°6  Quai N°6

     

      Quai N°6, nous y accueillons aussi la maman de Patricia, qui revient passer une semaine sur le bateau. Le temps de quelques courses et d'une visite à l'aquarium  (d'autant plus appréciée que désormais nous avions l'impression de connaitre pratiquement toutes les espèces présentées...), nous prenons la route tous les 6 en direction de Marie Galante puis les Saintes afin de passer la semaine ensemble.

     

     


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  •      Nous sommes partis de St Martin le jeudi 6 juin, afin d'entamer notre route vers Barbuda. Nous avons fait une halte à l'ile Fourchue, juste en face de St Barth le temps dun très beau snorkling, d'une rencontre sous marine avec une tortue pour Lucien et Eve et d'une belle rando nous permettant d'avoir un magnifique point de vue sur toutes les iles autour. Nous repartons au tout petit matin en direction de l'est. 

    Insolite Barbuda

    Insolite Barbuda

        L'ile de Barbuda ne doit pas être confondue avec celle de la Barbade (Barbados) qui est très célèbre pour son rhum, beaucoup plus au Sud et souvent le point d'arrivée des transats. Non, Barbuda c'est une île trois fois plus grande que St Martin, mais avec seulement 1000 habitants concentrés sur le petit village de Codrington. C'est le nom de l'ancienne famille anglaise s'étant servi de Barbuda comme lieu de 'parcage' d'esclaves envoyés vers Antigua, sa soeur. Antigua, est quant à elle devenue la Mecque de la voile, connue pour sa fameuse régate (à laquelle ont d'ailleurs participés Ullie et Damian en février).

        A Barbuda, pas d'agitation, pas de vie nocturne, pas de golfs ou marinas de luxe. Certaines célébrités y viennent uniquement pour la quiétude et la solitude de l'endroit. Lady Di y avait ses habitudes, loin très loin des paparrazis. De notre côté, nous sommes l'unique bateau, mouillant le long d'une plage interminable de sable blanc, bordée par la mer Caraïbe d'un côté, d'un immense lagon de l'autre. Imaginez le paysage côté océan des Landes, les dunes et les vagues en moins, 10°C de plus dans l'eau …Ce lagon abrite la plus grande population de frégates au monde. Les frégates sont d'immenses oiseaux noirs dont les adultes abordent fièrement une gorge gonflée rouge lors de la saison des amours. Cette réserve va d'ailleurs faire bientôt partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous y avons été conduit par Georges, barbudien extrêmement sympathique, un des meilleurs guides de l'ile, amoureux de ses richesses naturelles. Il nous a raconté longuement la vie de son île et de ses étranges volatiles.

    Insolite Barbuda

        Ce lagon est aussi idéalement situé pour les premières sorties plaisirs en solo de JL en Kyte. Et après plusieurs bords sur le lagon, au bout de quelques jours, il s'est lancé côté mer, sous le vent, Patricia prête à aller le secourir d'un coup d'annexe si necessaire. tout s'est bien passé!

    Insolite Barbuda

         L'école étant terminée (nous avons même eu les avis de passage en classe supérieure pour les enfants), nous nous sentons comme un peu en vacances (!!!) et chacun vaque à ses occupations favorites entre châteaux et circuits de sable, lectures, pêche, kayak, baignades à volonté, ou initiation au kyte pour les enfants…

         La plus grande difficulté ici est de se rendre de l'autre côté du lagon, afin d'aller à Codrington relever la météo, mails et faire quelques courses. La première fois fut en Water Taxi, barque à moteur qui ce jour là a très bien portée son nom : vagues et vent soutenu sur le lagon nous ont permis d'arriver littéralement douchés au village…Mais l'ordinateur et l'Ipad ont été préservés : ouf !!! Le temps de sécher et nous avons rencontré Gail, une barbudienne ayant passée 25 ans en France et qui souhaite développer ici un tourisme responsable, un éco-tourisme, loin d'un developement anarchique et du tourisme de masse qui pourrait s'établir le long de ses côtes magnifiques. 

    Insolite Barbuda

    Vous avez compris que nous avons vraiment eu un coup de Coeur pour cette ile et ses habitants.  

    Si d'aventure nous devions à nouveau croiser cette ile dans quelques années, nous souhaiterions la retrouver  aussi authentique et préservée.

     

    Plus de photos sur le lien : Insolite Barbuda

     

     

     


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    Retour en France

    Voulant profiter de la quiétude et de la beauté des BVI nous avons retardé au maximum notre départ pour St Martin. Mais le dimanche 20 mai, il a bien fallu se décider à partir, le vent s'annonçant trés fort, trop fort les jours suivants pour prendre la route. Cette navigation de 18 heures fut malgré tout un peu pénible. Les vents à 35° de la route nous ont contraint de tirer un bord trés sud et s'écarter de la route directe, pour ensuite remonter au nord en fin de parcours. L'arrivée dans la baie de Marigot le 21 mai fut un soulagement. Nous avions une image assez négative de cette ile, image et souvenirs qui dataient d’une dizaine d’années lors de séjours chez nos amis Marie Pierre et Francis (maisons délabrées, chômage, touristes américains partout…). Nous avons donc été très surpris par les changements positifs que nous constations : belles Marina, nombreuses boutiques, un bord de mer agréablement aménagé, zone commerciale, maisons rénovées, neuves, activités dans la ville…

    Nous qui ne pensions rester que 4 ou 5 jours, sommes sur l’Ile depuis plus de 2 semaines ! Les premiers jours ont été au mouillage à Marigot puis à la Marina Port Louis où des réparateurs professionnels mandatés par Punch Croisières sont intervenus. Cela nous a permi d'admirer juste au bout du ponton le « PlanetSolar », immense bateau de 31 métres de long uniquement propulsé à l'énergie solaire avec ses 537 m2 de panneaux et piloté par Gérard d’Aboville.

    Alors nous en avons profité pour effectuer nos traditionnelles corvées: machines à laver, nettoyage de fond en comble du bateau, courses, et achats pour tous dans la librairie très bien achalandée de Marigot …

    Retour en terre française

    Ensuite nous avons décidé de nous arrêter à Baie Orientale, pensant n'y passer qu'une nuit ou 2 avant de prendre la route pour St Barth. Mais aprés avoir découvert le paisible mouillage de l’Ilet Pinel, le spot de kytesurf juste à coté avec en prime une école de kite pour JL, des vagues pour Eve et Lucien, une plage piscine pour Castille…le tout accompagné de nombreux lolos les pieds dans le sable (donc wifi à volonté), nous avons décidé de rester et vraiment, nous ne regrettons pas d'être ici depuis plusieurs jours, au même mouillage alors que depuis mi-mars, nous changons pratiquement toutes les nuits de place. 

    Nous avons aussi pu apprécier de réécouter les radios françaises, et comble du bonheur, nous avons trouvé un Leader Price et un Simply Market : à nous les camemberts coulants, le saumon fumé, les saucissons secs, les baguettes croustillantes ….et même du fromage à raclette pour accompagner une belle assiette de charcuterie. 

    Les dernières évaluations du CNED ont été postées, les vacances sont donc presque officielles pour les enfants et leur maitre et maitresse. Nos grands ont rencontré beaucoup d’enfants français, dont les parents sont venus s’installer ici. Nos journées ont donc été rytmées entre séance de skype avec la classe de Eve, cours de kyte,  châteaux de sable, body board, excellents repas et bonne lecture, sans oublier la fête des maman (magnifique collier en coraux, poème et origamis). 

    Nous partons jeudi 6 juin pour Barbuda, une île complètement à l’Est, avec très peu d’habitants refusant le tourisme de masse, paradis pour les oiseaux (des frégates), le snorkling et le kytesurf ….Tans pis pour St Barth…Les célébrités attendront une autre fois pour faire notre connaissance !

     

    Retour en France

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  • Retour aux BVI

    Il y a tout juste 9 ans, nous étions venus aux "BVI" (British Virgin Island). Nous étions accompagnés alors d' Ullie et Lucien agé de 2 ans. Eve allait naitre quelques mois plus tard. Notre rêve de naviguer pendant 1 an est né à la suite d'un voyage aux Maldives et s'est concrétisé ici aux Iles Vierges, en 2004. Aussi, nous sommes revenus avec une certaine appréhension… Est-ce que nous allions revivre le même engouement que lors de notre premier passage? La conclusion, après une semaine de cabotage, est fidèle à nos espérances. : la mer est toujours aussi plate entre les iles, l'eau y est toujours aussi chaude et malgré le nombre important de bateaux, il y a toujours de nombreux mouillages de libre pour toutes les envies. Cet archipel offre une multitude d'abrsi jamais très loin les uns des autres. C'est le lieu idéal pour naviguer en famille, ou pour confirmer des équipages. Mais néanmoins, cela reste une destination difficile d'accès, l'aéroport ne pouvant pas accueillir de longs courriers. Après toutes ces longues traversées qui nous ont mené jusqu'ici, quel plaisir de pouvoir à nouveau changer de mouillage en seulement 1 à 2 heures de navigation !!!!

    Ici l'ambiance est vraiment détendue et sereine. Pas d'agressios en tout genre. On a apprécié d'autant plus cet endroit après ces nuits passés en Rep-Dom à essayer de dormir alors que la disco du bar voisin ne cessait de  hurler jusqu'à 5h du mat. Ici la musique reste discrète, nous sommes loin des effervescences latines que nous avons connues durant ces 3 derniers mois. Ca nous fait du bien d'être enfin au calme.

    Avec nos amis venus nous rejoindre, nous avons redécouvert certains mouillages où nous étions passés, mais aussi des nouveaux comme Anégada. Le must reste à l'unanimité les Baths. Cet ensemble de rochers de granit, formant un dédale de grottes et passages reste un paradis pour les enfants comme pour les grands. Devant le succès du site les autorités ont su aménager le lieu avec beaucoup d'intelligence sans le dénaturer.

    Sabine, Benoit, Emile et Oscar repartis en France le 9 mai, nous avons décidé de prolonger notre séjour dans ces iles, de revenir aux Baths, avant de continuer pour une escale technique à St Martin, quelques jours à St Barth et 1 ou 2 semaines à Barbuda, qui est restée à priori très sauvage et oubliée par des touristes…

    Retour aux BVI

    Plus de photos sur le lien Iles Vierges Britanniques

    Retour aux BVI

     


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  • Nos bourguignons préférés sont repartis le 20 avril des Bahamas et nous avions rendez vous avec Sabine, Benoit, Emile et Oscar aux BVI (iles vierges britanniques) le 1 mai. Le challenge : effectuer en 10 jours presque 800 miles, contre le vent, avec plusieurs nuits et journées consécutives en mer. 

    B to B

    Nous avons effectué 2 étapes : Bahamas-Cap Cana (à l’est de la république dominicaine), puis Cap-Cana-Tortola en passant au sud de Porto Rico.

    La première partie du voyage a duré 6 jours. Nous devions profiter d'une météo favorable pour la fin de cette première étape avec des vents portants de nord-est mais le timing serré nous a obligé à partir au plus vite et à avancer vers l'est sur une trajectoire assez nord avec des vents orientés sud-est. Nous décidons alors de nous arrêter 2 nuits afin d'attendre cette bascule de vent au nord-est et de nous offrir une fin d'étape plus confortable avec du vent portant. Ce fut le cas. Encore une fois nous avons pu compter sur une météo fiable et la fin de cette première étape fut un vrai plaisir. Mer belle, nuits magiques à naviguer comme en plein jour sous la pleine lune nous traçant le chemin, et encore une pêche de dorade Choryphene dans le passage Mona quasi au même endroit que la première pêchée deux mois plus tôt. Les enfants ont été héroïques, jouant pour passer le temps. Pendant la navigation nous remettons à plus tard les cours du CNED. Il faut dire que nous avions une récompense de taille : la marina de Cap Cana, avec ses 3 immenses piscines, jacuzzi, restaurants et mer turquoise. Nous y sommes restés 3 jours, repartant le lundi. Le but de ce stop and go à Cap-Cana fut aussi l'occasion de faire un gros avitaillement pour des prix bien plus doux qu’aux BVI ou qu’au Bahamas (pour exemple, un ananas aux Bahamas est à 6 dollars, en Rep Dom à 80 cents).

    La deuxième partie fut beaucoup plus sportive…

    Le vent d'est établi nous a contraint à faire du moteur pratiquement pendant 48 h. Il y eu un peu de casse. Le bateau tapant continuellement dans les vagues : la table du carré s’est désolidarisée de son support, le miroir des toilettes s’est décroché et brisé sur le plancher. Le crochet de prise de ris s'est ouvert, l'écoute de génois déjà en mauvais état a stoppé son service, les batteries en surcharge ont eu un gros coup de chauffe (odeur nauséabonde dans notre cabine): rien de grave et surtout sans conséquence sur notre route.

    Afin d'éviter les limites territoriales de Porto Rico et des Iles Vierges américaines, nous avons du également tirer quelques bords bien "carrés". Et c'est à l'occasion d'un de ces virements de bord, certe un peu tardif, que nous avons eu la visite d'une vedette rapide des autorités américaines de Porto Rico. Il est minuit et un énorme projecteur nous arrive par l'arrière sans bruit. Nous somme bel et bien pris en chasse par une vedette rapide. Sans espoir de leur échapper, nous réduisons notre vitesse et un officier en uniforme à peine visible nous demande d'où l'on vient et où nous allons. Au delà du bruit des moteurs et des vagues, Patricia dans un anglais décourageant, leurs hurle que notre route ne nous mène pas chez eux mais aux BVI. Ils font demi-tour immédiatement tous feux éteint, comme ils sont arrivés. Nous réalisons que nous avons empreinté de quelques centaines de mètres leurs eaux. Porto Rico n’est pas officiellement un état des US, mais en est proche par son statut. Ils ne rigolent pas avec les frontières ces américains !

    Finalement, nous arrivons à Tortola quelques heures avant nos amis, fiers et presque euphoriques…. Juste le temps de faire nos formalités d'entrée et nous pouvons enfin aller à leur rencontre sur la base de location Moorings….

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  • Les Bahamas se vivent sous l’eau… La variété de poissons, leurs abondance, les coraux,

    la transparence de l’eau, les épaves en font un paradis pour les plongeurs ou simple "snorkleurs"

    comme nous …

     


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